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L’écosystème, clé du monde de demain ? #3

Quelques clés de décryptage

Comme déjà évoqué dans l’interview de Laurent Raison, se connecter à l’ensemble de ses parties prenantes implique de transformer la nature des liens que les entreprises nourrissent entre elles. En transformant nos postures et méthodes nous pouvons alors construire des modèles où chaque organisation (et individu) d’un même écosystème s’épanouit et se développe dans sa relation avec l’autre, et obtenir une meilleure performance, ensemble.

A la Palmeraie, nous pratiquons et expérimentons ce mode de fonctionnement et vous en partageons quelques-uns des nombreux enseignements !

Coopération vs compétition :
Le fonctionnement en écosystème vient bousculer le modèle traditionnel des organisations pyramidales. Le réseau neuronal illustre parfaitement ce principe de système réticulé où il n’y a pas de position centrale. Cette approche considère l’entreprise au-delà de sa structure, comme un ensemble étendu et interdépendant à toutes ses parties prenantes.

Photo by Clint Adair on Unsplash

À l’inverse des systèmes égocentrés et concurrentiels, nous nourrissons des liens étroits entre les entreprises de la Palmeraie et expérimentons l’approche de « l’entreprise étendue » : collaborateurs et dirigeants sont associés dans différentes entreprises de l’écosystème. Tour à tour dans la posture de client, de fournisseur, de partenaire ou d’associé, nos interactions sont nombreuses et vont bien au-delà d’une relation commerciale.

Les entreprises plus fragiles bénéficient du soutien des autres : levées de fond internes, accompagnement de pair à pair (Palmicoach), séances de co-développement, développement du système de recommandations, etc.

Provoquer des collisions :
Initié autour du secteur de l’aménagement d’intérieur, l’écosystème de la Palmeraie reste ouvert et se connecte à d’autres écosystèmes, eux-mêmes connectés à d’autres. Une dimension fractale qui favorise la circulation des flux, des énergies. Pour garantir qu’un écosystème reste ouvert et vivant et ne dérive pas vers un égo-système, il faut créer et maintenir des moments de collisions avec l’extérieur : nous-mêmes sommes connectés à différents écosystèmes (Le Poool, TEDxRennes, Les Artisans du changement, etc.). Nous co-organisons HumanEO avec l’INSA, participons à une communauté de facilitateurs…

Coopérer n’est pas inné !
Chaque élément de l’écosystème compte dans l’équilibre du collectif. Pour que l’énergie circule et que chacun soit nourri à sa juste valeur, il faut créer les conditions de la coopération.

Tous les ans, nous organisons un séminaire entre dirigeants pour partager nos visions, des learning expeditions à l’étranger pour s’inspirer. Des moments de cohésions et de convivialité sont régulièrement organisés et animés entre les « Palmitos », des outils de communication et standards de fonctionnement sont partagés (slack, agendas partagés, vie commune, etc.). La gestion du bâtiment (travaux, aménagements, gestion des espaces communs) est quant à elle participative et transparente, avec un modèle économique co-construit avec les « Palmitos » et des moyens humains mutualisés pour les fonctions supports.

S’adapter pour mieux durer

« Les espèces qui survivent ne sont pas les espèces les plus fortes, ni les plus intelligentes, mais celles qui s'adaptent le mieux aux changements. »

Combiner nos actions, nos expertises et nos énergies avec celles des autres nous rend agile, décuple nos capacités d’adaptation et nous rend plus performants collectivement. Les crises mettent à l’épreuve la résistance des systèmes, en particulier celle que nous traversons depuis 2020 avec la COVID.

À la Palmeraie, notre écosystème a résisté pendant cette période délicate et s’est même renforcé. Aucune entreprise n’a fermé, certaines ayant même enregistré de belles performances : Raison Home connait toujours une forte croissance qui surperforme le marché, Sens&co a battu contre toute attente son record de chiffre d’affaires depuis la création de la société, Me & My BOSS enregistre deux fois plus de demande entrantes depuis 6 mois après 10 ans soutenu par l’éco-système qui a toujours cru dans l’approche digitale innovante des fondateurs, etc.  

Preuve que sur le chemin de la résilience, la notion de coopération semble avoir plus d’avenir que la notion de compétition comme l’annonce Albert Jacquard.

Pour approfondir votre lecture : 

Le cercle communication Sens&co coordonné par Time to Switch